Sans nous parce que la démocratie a vite fait de régler les problèmes.
Des lois sont votées par des personnes que nous élisons intimement persuadés qu’elles ne sont mues que par la volonté de servir…les autres.
Législateurs ou exécutifs, d’un bord comme de l’autre, les comportements, les décisions révèlent qu’ils revêtent les habits de la vertu le temps d’une campagne. On découvre au grand jour qu’une fois encore, nous nous sommes trompés.
On nous a trompés serait plus juste.
Mais nous sommes des citoyens à part entière.
Mais nous mesurons l’importance de cet acte fondateur qu’est le vote à bulletin secret.
Mais nous sommes adultes et capables de séparer le grain de l’ivraie.
Mais nous sommes aussi victimes consentantes ou non, de techniques de communication très sophistiquées. Des pontes de la psychologie programment les interventions, le ton et le débit des discours écrits par des auteurs pointus.
Le langage, les images, la couleur des chemises et des cravates sont étudiés choisis selon des critères rigoureux qui ne laissent rien au hasard.
Une fois élus, ils commencent à s’égarer puis se perdre. Leurs promesses s’évanouissent et nos aspirations avec. Nous avons cru à une chimère.
Nous avions envie de croire à la chimère serait plus juste.
Le plus grave dans tout cela est que nous avons du mal à mesurer combien, malgré les dorures de la république et la richesse des protocoles, leur pouvoir est faible. Très faible. Ils obéissent à des puissances qui ne reconnaissent ni nations ni frontière. Programmés dans un seul but : Le profit.
Ces puissances possèdent des entreprises qui possèdent des fonds qui rivalisent avec les budgets de l’état. C’est elles qui dictent leurs lois. C’est elles qui font et défont les régimes. C’est elles qui nous dictent notre conduite au quotidien.
Il suffit qu’elles ouvrent le dimanche pour nous voir accourir de loin, pour se bousculer à qui consommera le plus ?
Elles nous ont parfaitement conditionnés à parcourir des kilomètres, affronter des embouteillages, pour nous garer là où elles ont décidé. Docilement nous introduisons nos jetons et nous prenons nos chariots là où elles ont choisie de les placer. Nous suivons les flèches et nous pénétrons dans leurs temples érigés à notre attention et à leur gloire. Nous sommes étourdis par leurs chants qui ne cessent de nous susurrer : Achètes, consommes, endettes-toi, prends ma carte, passes par ici et par là…
Au fur et à mesure de notre progression, nous nous délestons du fruit de notre travail comme une obole, une offrande à ces dieux de la planète ; véritables dirigeants de la terre : Les grandes entreprises multinationales.
Et nous sommes généreux. Nous remplissons des chariots entiers chaque semaine.
On pourrait imaginer que les profits faramineux réalisés chaque année bénéficieraient ne serait-ce que de quelques centièmes à leurs propres collaborateurs. Non.
Avec 30ans d’ancienneté un grand nombre d’entre eux sont toujours au smic et à temps partiel.
A quoi servent ces profits ?
A nourrir des investisseurs plus ou moins gros. Parfois nous-mêmes avec quelques actions en portefeuille.
Il nous arrive parfois d’éprouver de la joie en voyant la cote de notre action augmenter. Sait-on que cette valorisation fait suite à un plan de licenciement qui laisse au tapis des milliers de famille ? Quel paradoxe !
Comment un système aussi absurde peut-il subsister ?
Il a supplanté tous les autres. Mais peut-on le dompter ? Peut-on l’humaniser ?
Peut-on le transformer pour remettre l’Homme au centre ?
Peut-on faire en sorte qu’il profite aux hommes et non à des hedge founds (fonds de pension) plus ou moins anonymes qui achètent des entreprises les dépècent ? Le facteur humain est si secondaire pour eux.
Le peut-on ?
Comment ? Alors que le mondialisme semble la norme ?
Quel système économique doit-on inventer pour nous sublimer au lieu de s’auto détruire.
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